Exposition du 3 au 16 octobre au Prolé à Nîmes.

La rue est un espace public dans lequel on peut accéder à des petits bouts d’espaces privés
en regardant
au travers des ouvertures…

 

Google StreetView est un service de Google qui permet de se déplacer virtuellement dans des villes. En pratique, Google envoie des autos et des vélos spécialement équipés pour prendre en photo à 360° les rues des villes.

On a toujours envie de voir ce qui se passe derrière les fenêtres des maisons devant lesquelles on passe. Les internautes qui se connectent à Google street view n’y échappent pas. Tout le monde est allé voir sa rue et s’est découvert, qui tout nu dans son jardin, qui tenant la main de ses enfants en rentrant de l’école, qui au volant de sa voiture dont l’immatriculation est clairement lisible… J’ai moi-même vu l’intérieur de mon garage. Google a donc dû flouter, trier, voire supprimer des images. Pourtant la rue est un espace public dans lequel on peut accéder à des petits bouts d’espaces privés grâce aux ouvertures (fenêtres, portes…)

J’ai donc voulu reprendre une rue de Google street view et recréer ces ouvertures qui entretiennent le fantasme. Chacun pourra regarder à travers les « fenêtres ».

J’ai créé un livre dépliant qui reconstitue (à la manière d’un décor de théâtre) les façades d’une rue (dans le prototype présenté la rue Jean Crespon à Nîmes). Par le biais des ouvertures créées par la découpe à l’endroit des fenêtres (ouvertes sur l’image de Google street), on aperçoit autre chose. On accède à l’intimité de l’espace privé en restant dans l’espace public, la rue.

Installation à l’intérieur sur un plan à hauteur d’yeux, de façon à ce que chacun puisse voir à travers les « fenêtres » ce qui se passe à l’intérieur des maisons.

Livre dépliant, papier aquarelle 200gr, feutre micron et linogravures